jeudi 14 décembre 2017

Comment vient l'inspiration?...



La cape (détail)


     "Comment vous vient l'inspiration?", c'est la question qui m'a été posée au cours de ma dernière exposition... mais c'est aussi une phrase qui revient sans cesse. Quel est le mystère de l'inspiration? Pourquoi cette personne peut-elle créer cette chose? D'où cela lui vient-il? Et en arrière-plan: "Pourquoi pas moi?" 

     L'inspiration a souvent été considérée comme un souffle d'origine divine, une "sorte de souffle émanant d'un être surnaturel, qui apporterait aux hommes des conseils, des révélations(...)" *, un souffle créateur.

     L'inspiration c'est aussi l'action de faire rentrer de l'air dans les poumons, une action oh combien vitale!

    Pour moi, l'inspiration est une dynamique qui se construit tout au long de la vie de chacun. Nous sommes des humains "dans" le monde, nous ne pouvons faire l'impasse de celui-ci dès notre naissance. L'éducation, les liens ou les non-liens que nous construisons avec les autres, ce que nous voyons du monde, ce que nous lisons, étudions, vivons, va construire une multitude d'expériences qui vont nous impacter. 

     L'inspiration c'est peut-être ça, "respirer" le monde, le faire sien, construire une pensée et avoir ensuite le désir d'en faire autre chose pour "dire" un monde particulier, personnel, entre émerveillement, joie, révolte, peine, souffrance...le panel des émotions humaines.



* Le Petit Robert 1






mercredi 29 novembre 2017

Noir


                                                                       NOIR:

"Se dit de l'aspect d'un corps dont la surface ne réfléchit aucune radiation visible; de la couleur la plus foncée qui existe"*



Mausolée

      Le noir est pour moi une couleur inspiratrice...

     Pour le peintre, elle est couleur de l'encre fluide, l'huile brillante et irisée, l'acrylique épaisse. Pour l'écrivain, elle est mots,  pensée, poésie. Pour le musicien, elle est notes de musique.

     Le noir existe pour lui seul mais j'aime aussi lorsqu'il ponctue,souligne, cerne les autres couleurs. Il attire le regard, rapproche, éloigne. Il est mystérieux, mystique, sensuel, révolutionnaire, nocturne...

*Dictionnaire le Robert Micro.

mercredi 22 novembre 2017

Exposer...Comme c'est étrange...

     Exposer...quelle drôle d'idée...



Quand on cherche le mot "exposer" dans le dictionnaire du Petit Robert, cela a de quoi faire peur:

1) Exposer: Disposer de manière à mettre en vue.
2) Exposer (quelqu'un à): Mettre dans une situation dangereuse-Risque de perdre.
3) Exposer: Présenter en ordre (un ensemble de faits, d'idées), décrire, énoncer, raconter.

     "Mettre en vue", "situation dangereuse", "risque de perdre", "présenter en ordre"...C'est donc se qui ce passe lorsque qu'on expose, lorsqu'on "s'expose"?

     Peut-être... c'est ce qui rend le "passage à l'acte" (encore une expression dangereuse) délicat...Ce passage coûte à l'artiste (dans tous les sens du terme), le met en danger comme il lui permet de raconter et d'écouter les histoires d'autres qui découvrent ce qu'il a produit. 

     En exposant il va connaître (en désordre) le partage, le dédain, la bienveillance, la fausseté, la colère, la joie, l'humour (essentiel l'humour pour survivre à tout ça...)...

     Mais alors, faut-il être un peu fou pour exposer, pour s'exposer? Un peu je le crois...

    Exposer...quelle drôle d'idée...


dimanche 19 novembre 2017

A la recherche du temps perdu...

     A la recherche du temps perdu à Illiers-Combray...

     Pour vous qui aimez, pour vous qui souhaitez découvrir l'univers de Marcel Proust, la maison de vacances d'enfance de l'écrivain est à visiter dans l'Eure-et-Loir.

      C'est un endroit silencieux où règne le chuchotement, presque un pèlerinage. L'association "Les amis de Marcel Proust " a reconstitué la maison telle qu'elle était à l'époque des séjours de Proust.
     Son oncle, de retour d'Algérie, avait donné une coloration orientale délicieuse et dépaysante à cette maison...






      Vous y découvrirez le lit du petit Marcel Proust avec, sur la table de chevet, le roman François le Champi de Georges Sand.


      Des personnes passionnées par l'écrivain vous recevrons et pourrons répondre à vos questions...

 Je vous souhaite une très belle visite.

Myriam Amoros

Crédit photographique: E. Opigez

vendredi 17 novembre 2017

Le château de Monte Cristo.


  Connaissez-vous le Château de Monte Cristo? Non? Je ne le connaissais pas moi non plus jusqu'à ce que je lise un article sur les châteaux méconnus autour de Paris....

     Il faisait beau ce dimanche-là (c'était un après-midi d'octobre) et nous prîmes la route vers Port-Marly.
     Avant d'arriver, la banlieue parisienne, les autoroutes, les grands bâtiments minéraux puis une route bordée par la forêt, les arbres aux couleurs dorés de l'automne, les feuilles qui s'envolent.
     Nous arrivâmes dans un parc vallonné, ombragé, poétique...Des glouglous de petites cascades qu'Alexandre Dumas semblait apprécier d'entendre lorsqu'il travaillait. Le château d'If (cabinet de travail de l'écrivain).

 Puis, en se retournant, le château de Monte Cristo (d'Alexandre Dumas) dans son écrin de verdure...


     A l'intérieur, un salon extraordinaire de couleurs et de fraîcheur très oriental.


      Je ne vous en dis pas plus...Si vous le pouvez, aller visiter ce lieu où l'architecture du XIXème se marie si délicatement au foisonnement d'un jardin anglais.

Myriam Amoros.

jeudi 16 novembre 2017

En allant vers Illiers 1...
















     "En allant vers Illiers 1"...

     Nous avancions vers La maison de Tante Léonie-Musée Marcel Proust cet été. J'étais heureuse car j'allais enfin découvrir la maison de vacances d'enfance de l'écrivain. Le ciel était au début un peu sombre puis s'ensoleilla. 
     Je regardais le bas-côté de la route qui défilait, du jaune, beaucoup de jaune puis des flèches pourpres vers le ciel. Et moi qui pensait à Proust, à "La recherche du temps perdu"...des tâches d'encre qui s'échappaient et faisaient revenir le souvenir.
     En sortant de la maison de Léonie,en quittant Illiers-Combray, en venant à Paris, toujours ces bas- côté que j'avais trouvés si beaux, si ensoleillés, si parfumés. Il fallait les peindre, pas tant eux que mon souvenir, ma rêverie, ma transformation...

     Pour moi, peindre, c'est cela, dire mes souvenirs, mes rêveries, mes transformations ...
 
Myriam Amoros.